Monthly Archives: septembre 2010

Déroulement des colles

Pour ceux qui bavardaient pendant que je donnais les explications, je reprends les points principaux.

La colle se déroule par groupe de 3, tous les 3 au tableau avec un exercice à résoudre ou une question de cours, ou toute autre chose que l’examinateur vous demande.
Pendant une courte phase de préparation, vous réfléchissez à la question posée, et vous écrivez les points clé du raisonnement au tableau, ainsi que les calculs (pas forcément toutes les lignes) et les résultats. Dans une deuxième phase, l’examinateur vous demande d’expliquer oralement ce que vous avez fait. Vous devez donc parler, en vous aidant de votre tableau.

Le but de la colle est double : 1) s’entrainer à l’oral (ne pas avoir peur de se lancer, de proposer des réponses, de dialoguer avec l’examinateur, de suggérer des explications, de défendre votre opinion, etc) et 2) de faire le bilan de vos connaissances et de vos capacités à résoudre un exercice.

Je n’envisage pas les colles comme une sanction, mais comme une aide. La colle doit vous aider à progresser dans votre façon d’apprendre le cours, dans votre façon de réagir face à un problème nouveau, et éventuellement, de profiter d’être en petit groupe pour éclaircir un point obscur avec le colleur. Il ne s’agit évidemment pas de venir sans avoir travaillé et de demander au colleur de réexpliquer le cours. En revanche, à l’occasion de l’exercice proposé, on peut demander au colleur de préciser quelques points : pourquoi peut-on faire telle approximation ? est-ce que telle loi est toujours valable ? est-ce qu’il y a une méthode plus simple pour tel calcul ?

Relativisez les notes de colles. Elles sont importantes en ce sens qu’elles permettent de faire le point. Avoir moins de la moyenne doit vous alerter ; avoir 12 ou 13, c’est tout juste bien sans plus ; avoir 16, c’est rassurant. Cependant, l’année ne se joue pas sur les notes de colle et encore moins sur une seule. En tout état de cause, n’hésitez pas à venir me parler si vous êtes en souci.

La médaille d’or du CNRS ou Comment diable est-ce possible ?

Le plus haute distinction scientifique française, la médaille d’or du CNRS qui couronne un chercheur de cette institution chaque année, a été attribuée hier à un chimiste : Gérard Férey.

Le Pr Férey est célèbre dans le monde entier pour ses travaux sur les matériaux hybrides (c’est-à-dire comportant des parties organiques et inorganiques imbriquées) poreux, les MIL (acronyme pour Matériaux de l’Institut Lavoisier). Ces matériaux ont la particularité d’être plein de trous (d’où le terme poreux), genre pierre ponce, sauf que le diamètre des pores est de l’ordre de la taille d’une molécule (quelques nanomètres) et que le matériaux n’est pas rigide.

Que mettre dans les pores ? ce qu’on veut ! L’application la plus aboutie est le stockage du CO2. Ainsi 1 m3 de MIL101 peut-il stocker 400 m3 de CO2  à 25°C sans presque augmenter de volume ! A méditer en même temps que le premier cours de thermodynamique … Mieux, le CO2 peut ensuite être relaché à volonté, et on peut donc envisager ces matériaux comme des réservoirs à CO2.
Un autre matériau du même genre peut au contraire subir une augmentation de son volume de 300% (autrement dit son volume est multiplié par 3), uniquement en changeant de solvant. Qui plus est, le processus est réversible. Ces matériaux ont été qualifiés en leur temps de « solides qui respirent ».

Une application plus futuriste est le transport de médicaments au sein du corps. Il semble que certains groupes pharmaceutiques soient déjà assez avancés dans ces recherches.

Gérard Férey est aujourd’hui certainement le chimiste français le plus connu, et sûrement le meilleur candidat français à un prix Nobel de chimie. Rappelons qu’il a commencé sa carrière comme instituteur de village, et que la majeure partie de ses découvertes les plus intéressantes ont été faites dans les 10 dernières années de sa carrière de chercheur. Comme le dit non sans ironie Alain Fuchs, président du CNRS : « Si on se débarrassait de nos cadres au même âge qu’un certain nombre d’entreprises, on se priverait de découvertes extraordinaires… » Un bien beau parcours …

Un article grand public sur le sujet est disponible sur le blog de Sylvestre Huet. Le dossier complet de la médaille d’or du CNRS est téléchargeable sur cette page, avec des schémas et tout.

L’essai du mois

est nettement plus sérieux que le roman du mois. Je sais qu’il est de bon ton de décréter que ceux qui sont pas de chez nous sont nos ennemis, et que notre monde est menacé par le choc des civilisations, selon la formule désormais tristement célèbre d’un professeur américain du nom de Huntington. Cependant, il semble que les choses puissent être vues différemment, et qu’en particulier les différentes civilisations, bien loin d’entrer en collision, n’aient jamais été aussi proches.

C’est du moins la thèse défendue par Youssef Courbage et Emmanuel Todd, qui analysent les données démographiques de nombreux pays sur tous les continents. Au regard de ces chiffres, il parait évident qu’il y a une nette et inéluctable convergence vers le modèle occidental. De quoi se refroidir un peu la tête et cesser de se laisser impressionner par les vociférations xénophobes et va-t-en guerre qui fleurissent des deux côtés de l’Atlantique. On a peine à comprendre d’ailleurs comment diables ces vociférations pourraient aider à résoudre divers problèmes, pourtant fort inquiétants (Iran, Pakistan, Afghanistan pour ne citer que quelques exemples). Et si on réfléchissait un peu ?

Le Rendez-vous des civilisations, par Youssef Courbage et Emmanuel Todd, collection La République des idées, éditions du Seuil.

Le roman du mois

Bien sûr, le seul roman vraiment important à lire, si ce n’est déjà fait, est le Giono à votre programme. Comme je ne l’ai pas lu, je ne peut pas vous en parler, mais je crains qu’il ne tienne pas la route face à La Pierre et le Sabre suivi de La parfaite Lumière de Eiji Yoshikawa, disponibles chez J’ai Lu.

Le héros en est un certain Miyamoto Musachi, personnage historique du Japon du 17è siècle, traversé par les luttes incessantes que se livrent les seigneurs japonais. Musachi est un adolescent indiscipliné et bagarreur, une petite frappe qui ne respecte rien. Chassé de chez lui, il se laisse entrainer dans une guerre à laquelle il ne comprend rien. Il est dans le mauvais camp, et l’armée à laquelle il appartient est décimée lors de la célèbre bataille de Sekigahara, qui vit la victoire de celui qui allait devenir le premier Shôgun. Cette expérience le marque profondément, et l’engage à commencer une nouvelle vie : la voie du sabre. Escrimeur hors pair, il est, semble-t-il, encore célèbre aujourd’hui pour sa technique des deux sabres. Il fut également un excellent dessinateur.

Le roman de Yoshikawa est l’histoire romancée (très romancée) de Musashi, une sorte de roman de cape et d’épée, ou plutôt de kimono et de sabre, tout à fait palpitant, et propre à faire oublier que montrer « qu’une fonction n’est pas paire ne consiste pas à montrer que f(x) n’est pas égale à f(-x) car la valeur x=0 va toujours nous embêter ».

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le personnage, l’article de wikipedia est bien. En outre, on peut y voir quelques uns de ses dessins, dont un autoportrait, ainsi qu’un splendide martin-pêcheur.

Rentrée

Bonjour à toutes et tous.

J’espère que vous avez passé d’excellentes vacances et que vous êtes remonté-e-s à bloc.

La rentrée a lieu le vendredi 03, c’est-à-dire demain, à 11 h. Il y aura normalement un appel fait par le proviseur, puis nous vous accueillerons dans votre salle, la n°205, pour remplir divers papiers et vous donner quelques informations.
La journée se poursuivra à 14 h par un cours de maths, et la semaine se terminera en beauté samedi 04, par deux heures de maths (de 8 à 10) et deux heures de chimie (de 10 à 12), en salle 205. Pensez donc à apporter dès demain votre cahier / classeur de mathématiques, ainsi que votre stylo.
Comme vous le constaterez rapidement, au lycée Fénelon, quand on dit de 8 à 10, ça veut en réalité dire de 8h15 à 10h10.

D’autre part, les TP commenceront dès lundi, autrement dit dans 4 jours. Il vous reste donc environ 96 h pour acquérir une blouse en coton, de préférence qui ferme correctement, et à votre taille. Il serait encore mieux de penser l’apporter lundi … Pour celles et ceux qui portent des lentilles, il est recommandé de chausser plutôt ses lunettes (si on en a), le jour du TP.

Je vous souhaite une très bonne rentrée, et une très bonne année.