Monthly Archives: juillet 2010

Pour bien préparer sa rentrée en physique-chimie

La meilleure chose à faire est de se reposer. L’année va être très longue et très fatigante, voire stressante. Il faut donc arriver aussi dispos que possible, et surtout ne pas commencer à se stresser pendant le mois d’août en relisant tous ses cours depuis la 6è.

Pré-requis mathématiques.

En physique et en chimie, comme dans les autres matières, le cours repartira quasiment de zéro. Evidemment, il y a des choses que vous connaissez déjà, mais elles seront reprises, rapidement mais à fond. Les seuls pré-requis vraiment indispensables sont les techniques de calcul. Pour être à l’aise en physique, il faut être capable de faire des calculs simples sans se tromper :
– savoir la trigonométrie : ne pas confondre sinus et cosinus, connaitre les valeurs remarquables de ces fonctions ;
– savoir manipuler les fractions : division de fraction, réduction au même dénominateur ;
– savoir manipuler les logarithmes népériens et les exponentielles : ln(ab) = ln a + ln b, exp(a+b) = (exp a) (exp b) ;
– ne pas confondre logarithme népérien et logarithme décimal (utilisé en chimie) ni leurs fonctions réciproques (exponentielle et puissance de 10) ;
– savoir faire la dérivée de fonctions usuelles sans se tromper ;
– savoir intégrer les fonctions usuelles sans se tromper ;
– savoir résoudre une équation différentielle du premier ordre à coefficients constants : f ‘+af =b, avec détermination de la constante d’intégration.
Pour ce qui concerne la chimie, sachez comment écrire un tableau d’avancement.

Matériel indispensable.

Il faudra très rapidement après la rentrée disposer d’une calculatrice permettant de faire tous les calculs usuels. En outre, il faudra apprendre à faire une régression linéaire avec sa calculatrice. La régression linéaire est un programme qui est implanté dans toutes les calculatrices, et qui permet de déterminer la meilleure droite qui passe par un ensemble de points. Chaque calculatrice ayant son propre mode opératoire pour réaliser cette opération, vous devez potasser le manuel de votre calculatrice. Je dispose du mode opératoire pour une TI89 titanium et pour une TI82 stats, aimablement rédigés par vos prédécesseurs.

Plus prosaïquement, vous devez disposer d’une blouse en coton pour les TP de chimie. Je présume que cette blouse vous servira aussi pour la biologie.

Livres et manuels.

Aucun manuel de physique-chimie n’est nécessaire pour le cours. Vous aurez à votre disposition (c’est-à-dire téléchargeable) le cours complet de physique-chimie, ainsi que des feuilles d’exercices intégralement corrigés. Si déjà vous assimilez tout ce contenu, ce sera très bien. Il est donc inutile de vous précipiter pour acheter des manuels à destination des BCPST.

La seule chose vraiment indispensable est d’avoir acheté et lu les oeuvres qui sont au programme de lettre. La liste est ici.

Programme du début de l’année.

Sauf modifications de ma part, l’année commencera par :
– les réactions acido-basiques et la stéréochimie pour ce qui est de la chimie,
– le début de la thermodynamique afin de préparer le voyage en Auvergne pour ce qui est de la physique.
Dans les deux cas, il s’agit de parties peu calculatoires.

Je vous souhaite à toutes et tous d’excellentes vacances.

Survol de l’astéroïde Lutetia

La sonde européenne Rosetta a effectué samedi le survol d’un astéroïde du nom de Lutetia.

Un blog consacré à cette sonde est disponible sur le site de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Il y a des photos de la rencontre. Comme toujours, avec ce fond tout noir, on dirait des photos extraites d’un mauvais film de science fiction. Sur le site, on trouvera un film qui est surement passionnant (je n’ai pas réussi à le télécharger, on espère que les communications avec les sondes spatiales sont plus au point). Il y a d’autres images sur le site du CNES, avec un petit film de l’approche (que je n’ai pas non plus réussi à télécharger jusqu’au bout).

On attend avec impatience la prochaine rencontre de Rosetta en mai 2014. Si j’ai bien compris, elle approchera d’une comète et larguera un module chargé de s’y poser.

L’extraction du charbon par décapitation de montagnes

C’est ce que j’ai trouvé de mieux pour traduire : Mountaintop Removal Mining. C’est simple, il s’agit de couper le sommet d’une montagne pour extraire le charbon qui s’y trouve. Ca se passe dans les Appalaches, chaine de montagnes de l’est des Etats-Unis, plus précisément en Virginie Occidentale et dans le Kentucky.

Les avantages de la méthode sont évidents : au lieu d’opérer dans de sombres et dangereuses galeries, les mineurs extraient le charbon dans une mine à ciel ouvert.
Les inconvénients sont tout aussi évidents : après, la montagne n’existe plus, ni la forêt, ni l’écosystème correspondant. Comme l’explique un scientifique, en plus de laisser un paysage hideux, et malgré les programmes de reforestation, aucun retour à l’état antérieur n’est possible. En outre, la méthode répand à la surface et en particulier dans les eaux de surface, des éléments lourds qui étaient auparavant piégés dans les roches. Des poissons mutants sont de plus en plus fréquents dans les eaux de la région, et les habitants craignent pour leur santé.

Pour l’instant, le score du match est clairement en faveur des compagnies minières. Etant donné la conjoncture économique et les besoins énergétiques des Américains, cela n’est pas près de changer.

Tout l’affaire est présentée dans un petit film d’une vingtaine de minutes réalisé par Yale Environnement 360, le portail de la Yale School of Forestry and Environmental Studies. Afin de joindre l’utile à l’informatif, c’est évidemment en Anglais. Disons plutôt en Américain. Et même carrément en Américain. Y en a même qui ont de ces accents …

Pour les germanistes, car personne n’est parfait (une bise à celle qui me donne la référence exacte de cette citation), voici un bref résumé disponible sur le site du Monde.fr (grâce auquel j’ai découvert Yale e360).

Remerciements divers

Je souhaite remercier d’une part les quelques courageux et courageuses qui sont venus ce matin accueillir les petits nouveaux. C’était très sympathique.

D’une façon plus générale, un grand merci pour cette année. Elle fut pour moi tout à fait excellente à tous points de vue. Merci aussi pour le film et le petit joujou qui fait : « tilt ! ».

Je vous souhaite à toutes et à tous d’excellentes vacances, sans trop penser à la rentrée (un peu quand même), et une bonne continuation scolaire et personnelle.

J’en profite pour signaler que j’ai découvert une page facebouque qui me concerne (suite à la dénonciation d’une ancienne élève qui se plaignait de ne pas pouvoir devenir mon amie). J’espère que vous n’allez pas tout arrêter sous prétexte que vous me quittez.

Tiens tiens, le « climategate » n’était donc que du flan

Cela dit, on s’en doutait quand même fortement.

Petit rappel pour ceux qui ont oublié : des sceptiques du réchauffement climatique (d’ailleurs toujours inconnus à ce jour) ont piraté quelques milliers de courriels de chercheurs britanniques et ont clamé haut et fort, à partir de quelques extraits bien choisis, que les courbes de températures utilisées dans les rapports du GIEC sont truquées. Trois commissions d’enquête ont conclu à l’inanité de ces accusations.

En outre, un organisme néerlandais indépendant a passé au crible le dernier rapport du GIEC, celui dans lequel figurait une coquille sur la fonte des glaces de l’Himalaya (le « Himalayagate » à moins que ce ne soit le « glaciergate », j’ai oublié) et sur la proportion des Pays-Bas situés sous le niveau de la mer. Le rapport de cet organisme est formel : le rapport du GIEC n’est pas attaquable sur le fond.

Source : cet article du Monde.

C’est clair et net.

Du côté des climato-sceptiques, c’est vraiment le pipeau-gate.