Daily Archives: 19 novembre 2010

A propos du (de la) partenaire idéal-e

Des chercheurs très sérieux – en tout cas, ils sont au CNRS – ont fait l’expérience suivante. Ils ont demandé à un homme les caractéristiques physiques d’une partenaire qu’il jugerait idéale, puis ils les ont comparées aux caractéristiques physique de la partenaire réelle de cet homme. Ils ont procédé de la même façon pour tout un échantillon d’hommes, puis pour tout un échantillon de femmes.

Les résultats sont clairs : la différence entre partenaire réel-le et partenaire idéal-e est moindre chez les hommes que chez les femmes. Autrement dit, les hommes trouvent leur partenaire plutôt pas mal roulée, alors que les femmes trouvent leur partenaire soit trop maigrichon soit avec trop de bide.

Les chercheurs font plusieurs hypothèses à ce constat, que je vous laisse lire ici. Je trouve que les deux hypothèses les plus probables sont injustement laissées de côté.
– Hypothèse la plus probable n°1  (proposée par mon Beauf) : jamais contentes ces mal baisées, toutes des salopes (note : les propos de mon Beauf sont sous sa stricte responsabilité et ne reflètent pas nécessairement l’opinion du rédacteur de cet article).
– Hypothèse la plus probable n°2 (proposée par Madame Lapin) : c’est normal, les femmes sont plus proches de la perfection.

On vote ?

 

Record de température en 2010 et moyenne de températures

Comme le relate Sylvestre Huet dans son blog, les mesures de température à la surface du globe réalisées entre janvier et octobre 2010 laissent prévoir que l’année 2010 sera la plus chaude depuis que des annales climatologiques sont disponibles.

Libre à chacun de croire ou ne pas croire au réchauffement climatique ou au rôle des activités humaines sur la hausse des températures, mais je voudrais prévenir par avance un argument maintes fois ressassé par les climato-sceptiques : il serait illicite de faire des moyennes de températures, parce que la température est une variable intensive.

Ah bon ?

Ne le nions pas, la température est une variable intensive. Ceci veut dire que si on réunit deux systèmes ayant la même température T, la température du système final (issu de la réunion des systèmes initiaux) est également T (et non pas 2T ). En d’autres termes, la température n’est pas un paramètre additif (contrairement au volume).

Je présume (sans en être sûr) que c’est la raison pour laquelle certains prétendent qu’il est absurde de faire une moyenne de températures, parce que dans la formule d’une moyenne, on fait une somme et on divise par le nombre de termes. Sauf que … ça n’a strictement aucun rapport avec l’intensivité de la température.

Disons d’abord que si on réunit deux systèmes identiques (par exemple deux masses égales d’eau) dont l’un est initialement à la température T1 et l’autre à la température T2, le système final est à la température (T1+T2)/2, autrement dit la moyenne des deux températures initiales. (En réalité, il faut prendre quelques précautions, en particulier travailler dans un calorimètre, mais ça ne change rien). Cela découle directement du premier principe de la thermodynamique. Comme quoi, on voit déjà qu’il existe des formules où apparait une moyenne de températures. L’argument comme quoi ce serait impossible ne tient pas.

D’autre part, faire une moyenne de températures relevées en divers points du globe, ce n’est pas dire que la température de la Terre est la somme de ces températures. C’est juste prendre des nombres et en faire une moyenne mathématiques. Il n’y a aucune histoire d’intensivité de la température là-dedans.
Prenons un autre exemple : une population d’individus dont on mesure la taille. La taille des individus n’est pas un paramètre additif (mettre ensemble deux individus de tailles t1 et t2 ne fait pas un individu de taille t1+t2). Pour autant, est-ce stupide de calculer une taille moyenne ? Les fabriquants de pantalons peuvent trouver l’info intéressante.
D’ailleurs, à ce compte là, il serait impossible de dire que la température en janvier est en moyenne inférieure à la température en juin, en France. Ma brave dame, y’a plus de saisons.

En somme l’argument comme quoi l’intensivité des températures empêche d’en faire la moyenne est littéralement sans queue ni tête. Du reste, on peut parfaitement définir la température moyenne d’une planète, comme c’est très proprement fait ici, mais en Anglais et quand même c’est assez dur.

Avis aux utilisateurs de Facebouque

Comme vous ne l’ignorez pas, vous avez tous des tas d’amis sur facebouque ou autre réseau « social ». Je ne doute pas que vous ayez soigneusement sélectionné les 887 amis que vous avez en ligne, mais peut-être que 887 c’est quand même un peu trop ou que le terme d’amis n’est pas le mieux choisi. « Vague connaissance » serait éventuellement plus approprié.

Car voilà, comme chacun sait, on peut compter sur ses amis. Mais sur ses amis facebouque, ce n’est pas si sûr. Par exemple, si vous dites du mal de votre supérieur hiérarchique sur facebouque, il peut arriver qu’un de vos « amis » aille faire le vilain cafard … et vous voilà viré. C’est arrivé en vrai, et même près de chez vous, pour paraphraser un mémorable et jouissif sommet du mauvais goût.

Loin de moi l’idée de vilipender Facebouque, car, comme le dit très justement Jean-Marc Manach sur son blog Bug Brother, quand quelqu’un est assassiné, on n’accuse pas le couteau. De même, Facebouque n’est pas responsable de l’affaire. Cependant, l’utilisateur de Facebouque, comme celui du couteau, doit s’astreindre à un minimum de prudence pour éviter les ennuis. Clairement, quand on parle sur Facebouque avec ses 292 amis, on ne tient pas une conversation privée ; pour tout dire, ça relève plus de la conférence publique. Un propos sur un réseau social est donc susceptible d’être assimilé à une injure publique ou à de la diffamation.

Soit dit en passant, mes chers petits, si jamais un de vos amis facebouque dit du mal d’un grand et beau lapin de votre connaissance, n’hésitez pas à venir m’en parler. Je prendrai les mesures adéquates. Gniark gniark gniark …